Montréal, 13 janvier 2008 • No 248

 

COURRIER DES LECTEURS / READERS' CORNER

 

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INTROSPECTIF MISES

 

Re.: LE LIBÉRALISME, le QL, no 247

 

          J'ai trouvé excellent cet aspect introspectif de Mises. Ce texte fut écrit en 1927, et c'est incroyable, 80 ans plus tard, il est toujours d'actualité; il suffit de jeter un coup d'oeil aux différentes âneries proférées par l'ensemble de l'extrême-gauche française, et plus précisément la partie « trotskyste » (Besancenot & Cie), pour se rendre compte de la présence toujours actuelle du « complexe de Fourier » chez bon nombre de disciples de la go-gauche française.

          Comme l'écrivait si justement Mises dans ce texte-ci (et dans d'autres aussi...), « on ne peut pas envoyer tous ceux qui souffrent du complexe de Fourier aller voir un médecin pour un traitement psychanalytique, le nombre des malades étant bien trop grand... Il n'y a pas d'autre remède possible dans ce cas que le traitement de la maladie par le patient lui-même. » Et notez bien le sage conseil: « ne pas chercher de bouc émissaire sur lequel il puisse miraculeusement rejeter la responsabilité » (entendons le capitalisme, les patrons, le profit, et autres billevesées..., la chanson, on la connaît par coeur, paroles et musique, tellement elle est psalmodiée par l'ensemble des « acteurs » ou bien plutôt destructeurs sociaux, toutes tendances confondues).

E. Delgado
 

 

L'ÉTAT NE FAIT QUE GROSSIR

 
 

Bonjour !

          Vous concluez votre article par: « En un mot, l’État, même démocratique, est un mal nécessaire, plutôt que l’instrument idéalisé de promotion sociale ». Je suis d'accord avec votre affirmation. Le problème est qu'en fait lorsqu'un État existe, même minimal, il ne fait que grossir. Les politiques: élus, fonctionnaires, chercheurs, philosophes, etc., ne cherchent qu'à maximiser le pouvoir de l'État.

          Le citoyen se plaint et chaque fois qu'il lève le petit doigt pour régler un problème, c'est une pluie de réglementations nouvelles augmentant le pouvoir de l'État. Je dirais même plus. L'État combine des réglementations si alambiquées qu'elles ne résolvent jamais aucun problème. Ainsi le citoyen insatisfait réclame à nouveau et le cycle recommence avec des effets de plus en plus pervers.

          La justice française est à ce point perverse que nous aboutissons à Outreau. Affaire que je résume simplement: Madame Badaoui avait des problèmes avec son mari buveur qui faisait des conneries. Elle fait appel aux services sociaux pour résoudre son problème. Le résultat: les services sociaux ont fait mille choses, mais n'ont jamais réglé le problème. La justice a fini par s'en mêler. Mais là tout devient d'une perversité affreuse. Le jeune juge cherchant à se faire promouvoir avec une hiérarchie qui impose sans se « mouiller » qui fait faire les bêtises aux autres tout en tirant son parapluie...

          Nous pouvons remercier Madame Badaoui. En effet, elle a dû s'apercevoir rapidement que l'instruction qui était menée ne servait qu'à justifier les vues des juges, instruction totalement à charge avec manipulation: si vous avouez, ou si vous donnez des noms nous en vous libèrerons. Résultat: Madame Badaoui n'ayant rien à fournir a inventé et menti copieusement. C'était le seul système de défense. C'est grâce à son honnêteté en révélant qu'elle avait menti en dernière instance qu'elle a démontré à quel point notre système judiciaire était perverti.

          Je ne suis pas sûr que l'État en a tirer un bon enseignement. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il peut reprendre en la justice sans ménagement.

          Je l'avoue, Outreau c'est mon « dada ». Mais comme la dernière juge l'a dit, « il y en des autres Outreau bien plus importants et personne n'en parle ».

Cordialement!
Jean-Marie B.

Réponse de Jean-Luc Migué

          Il est vrai que l'État s'hypertrophie depuis 3/4 de siècle. Par contre, avant les années 1930, les démocraties d'Europe et d'Amérique maintenaient les budgets publics à 10-15% du produit national. Quoi qu'il en soit, c'est le sens des préceptes constitutionnels que j'énumère à la fin de mon texte. Il semble que ce soit la seule façon (pas infaillible, j'en conviens) de barrer la route à l'envahissement de l'État. Encore faut-il convaincre les votants qu'il faudrait emprunter cette voie. Évidemment, il ne s'agit pas d'une plate-forme pour la prochaine campagne électorale. C'est plus l'analyse du processus qu'un programme électoral que j'énonçais.

J.-L. M.
 

 

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